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Lisbonne : Le dépaysement à portée de main

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Il y a des endroits en Europe qui pourraient vous faire croire que vous n’êtes plus sur le vieux continent. Pour moi Lisbonne pourrait se hisser dans la liste. Le choix de Lisbonne était bien simple, c’était la capitale européenne la moins chère de la liste. Dublin, Berlin, Copenhague y figuraient également … Mais avec ce prix mini, et les bonnes retombées sur cette ville du Portugal, je me voyais mal faire l’impasse, en tout cas pas cette fois-ci. Surtout que nous n’avons jamais posé un pied au Portugal.

 

 

Départ à l’Aube pour une escapade à Lisbonne

 

Ce foutu réveil sonne déjà, il est 5h du matin. Il faut se lever tôt pour prendre la navette, direction Beauvais. Pas facile surtout lorsque l’on se couche 3h avant. L’excitation m’aide néanmoins à me lever plus facilement. Lisbonne (Portugal) ça fait vraiment longtemps que j’y pense, sans parvenir à passer le cap. 58 euros avec Ryanair suffiront à me convaincre.

Bien sûr, il faut rajouter le transport vers l’Aéroport, mais ce n’est qu’un détail. Le vol est vers 10 h du matin, mais il faut prévoir large, hors de question de rester à Paris, du moins pas ce weekend. 9h du matin, la file est déjà pleine. Autant attendre un peu au calme, surtout que ça n’avance pas. Je déteste rester tel un poteau et attendre que la masse se développe. 10h40, avec un peu de retard, nous décollons. Enfin, ais-je envie de dire. C’est parti pour deux heures de vol. Pas vraiment long, car je dormirais pendant toute la durée du trajet.

Ça y est, je sens l’avion atterrir, et cette douce langue incompréhensible résonne à nouveau dans ma tête. A nouveau car je l’avais déjà expérimentée au Brésil. Je n’en connais que de courts extraits, impossible pour moi de répondre, je me dis qu’encore une fois mon niveau d’anglais fort acceptable me sauvera. Mais, ne pensez pas que je souhaite rentrer dans la masse « française » ne désirant faire aucun effort. Je tenterais de parler Portugais, mais le manque de résultat risque d’être présent. La sortie de l’aéroport se fait rapidement avec le Airbus (20 minutes de trajet, 3.50 euros), pour rejoindre le centre et plus particulièrement le quartier de Bairro Alto. Un quartier mondialement connu, pour ses bars et restaurants. Une vie nocturne appréciable donc.

 

Premier pas à Lisbonne

 

Notre auberge de jeunesse est donc idéalement située. D’habitude je ne donne pas les adresses des auberges, mais je dois avouer que celle-ci est juste parfaite. Moins de 12 euros par personne, des dortoirs de seulement 6 lits, et des prestations tout bonnement incroyables (Equity Point Hostel : Traverso do Fala-s). Seul problème pour nous ? Une horde d’étudiants fort bruyants séjournent dans la même auberge … Ils sont cependant bien encadrés, et je doute que le bruit excède 00H. Après s’être installés, nous sommes déjà dehors.

Hâte d’explorer cette ville dont tout le monde parle. Les premières impressions sont très bonnes, le soleil est présent. Marcher dans les rues de Lisbonne s’avère être un réel plaisir. En revanche, j’ai très vite l’impression d’être un baron de la drogue. Non, je n’abuse pas et c’est vraiment chiant. Au début, je dois avouer que ça me fait sourire. Mais lorsqu’on vous propose 10 fois en une heure, ça commence à devenir pesant. Peut-être est-ce mes tatouages, le peu de cheveux que j’ai sur le crâne, ou ma mine de dealer occasionnel … Au bout de la 10ème tentative, mon ton se durcit, mes poings se serrent, la violence m’envahit. Cocaïne, Marijuana je peux bientôt ouvrir ma petite entreprise. Ce ne sont pas les grossistes qui manquent. C’est dommage, car la ville me plait, et ce côté altère un peu ma vision de la capital portugaise.

 

Alfama, ce quartier à part

 

Une fois abstraction faite, direction le magnifique quartier de l’Alfama pour avoir la meilleure vue de Lisbonne. Mais avant ça petit détour pour admirer la vue maritime de la ville. Un peu plus de vent, mais on respire, et le silence se fait fort rapidement. Tout ce que j’étais venu rechercher ici. De plus, la température qui avoisine les 25 degrés début Avril, c’est un vrai plus.

Dans le quartier d’Alfama, qui réside être le vieux Lisbonne, vous n’aurez pas seulement une vue imprenable, mais également la visite d’un château, un quartier haut en couleur, les hauteurs de la ville et bien d’autres petits aspects incontournables de la ville. C’est également un quartier animé, où les musiciens se font la part belle. Pas encore de fado à l’horizon, mais l’espérance grandit. Je m’y rendrais un peu plus tard dans mon périple. Mon impatience se fait ressentir. Ce chant Lusitanien, j’en entends parler depuis des plombes, j’ai vraiment envie de voir ça, de mes propres yeux.

 

Une vue sur Lisbonne et 1ère dégustation de la Pasteis

 

Le point culminant de Lisbonne se révèle être pour moi, un véritable attrape touriste. Je déteste être considéré comme vache à lait, pourtant c’est belle et bien le cas. Le billet coûte 7.5 euros. Le château, reste relativement sympa, mais pour moi le prix n’est pas comblé. Néanmoins, on s’arrête faire de belles photos et voir Lisbonne de la sorte, c’est tout simplement magique. Un peu plus loin, vous pourrez goûter les Pasteis de Nata, pas celle de Belem mais c’est déjà un bon début. Son nom : The World needs Nata.

Je ne peux pas aller contre ce slogan, j’ai tout simplement adoré. Pourtant ce n’est pas encore celle de Belem … Tout le monde m’en a déjà parlé. Si tu vas à Ri… Non à Belem n’oublies pas de monter à la Pasteis. C’est un peu le refrain que j’entends partout. A l’auberge, mes collègues, mes contacts via les réseaux sociaux, ou encore les locaux. Qu’est-ce qu’elle a de si bien cette pâtisserie sérieux ? J’ai jamais autant entendu parler d’une pâtisserie.

Même La durée fait grise mine à côté, niveau réputation nationale. Si elle tient son rang, ça va être un délice, car j’ai déjà adoré celle-là. En revanche la boisson, et même si elle fut rafraîchissante, ne récoltera pas autant de louanges. Le Mazagran comme on l’appelle ici, contient du Rhum, du café froid, du citron, le tout glacé. Je découvrirais même par la suite, et comme par enchantement que cette pâtisserie est présente à Paris. En prime, je vous donne le site internet, elle est pas belle la vie ? natalisboa.fr

Il faut digérer mais pas trop longtemps, un repas aussi délicieux que savoureux nous attend à Principe do Calhariz. Un lieu typique et incontournable pour tout habitant de Lisbonne qui se respecte. Une vraie cantine avec une gastronomie plus que copieuse. Si vous ne maîtrisez pas le Portugais, faites comme nous … Au pif, je suis sûr que cela correspondra à vos attentes. Au retour, petit pssage par la rue d’Atalaia pour y voir les bars, et coins branchés de la capitale. Si vous voulez un cocktail pour moins de 5 euros, c’est ici qu’il faut vous rendre. Le lendemain matin, c’est une autre paire de manche qui nous attend. Premièrement, le petit déjeuner copieux s’impose dans l’auberge de jeunesse avec un décor de rêve.

 

Pasteis « la vrai » et découverte en tout genre

 

Direction Belem avec nos jambes, mais cela s’est avéré être une fausse bonne idée (environ 1h30 pour le trajet). Si vous n’avez pas trop de temps, prenez donc le tram. Puis direction le bord de l’eau pour la tour de Belem, le palais des grandes découverte (The Padrão dos Descobrimentos en Portugais), et enfin le monastère. Mais ce n’est pas tout, car Belem ce sont de grands espaces, qui vous permettent facilement de prendre un bon bol d’air frais. Le soleil étant au rendez-vous, ce n’est que plus appréciable. L’heure de la Pasteis se fait sentir…

Pasteis de Belem, enfin nous y sommes. Mais qu’a t-elle donc de spécial ? Je ne suis pour l’instant pas vraiment convaincu, mais je le deviendrais assez rapidement. L’addiction viendra suppléer l’étonnement d’un met des plus délicieux. 1, 2, 3, 4 que dis-je, j’en prends encore 6 pour la journée. Comment vais-je pouvoir m’en passer lorsque je serais de retour en France. L’environnement de la pâtisserie est unique dans son genre, avec une décoration vraiment typique. Le départ se fait tout doucement, les lieux resteront dans ma tête fort longtemps, je ne pourrais que le conseiller. Pourquoi bouder le plaisir de cette halte gastronomique ?

 

Mais Lisbonne contient bien d’autres trésors, et il me tarde de les découvrir. Avec le tram, nous prenons la direction du LX Factory. Sorte d’usines rénover en boutiques, restaurants, bars… dotée d’une créativité hors paire. Un magasin a su attirer notre attention, Ler Bookshop comprenant toutes sortes d’objets de décoration atypique. Le chemin se poursuit pour nous. Un peu de détente ne fait pas vraiment de mal, surtout lorsque l’on peut se mettre en mode farniente avec tongs, shorts et tee shirts. Un parc, de la verdure, il ne m’en fallait pas plus pour se lancer dans une sieste dans l’herbe. L’odeur du joint, que viennent d’allumer des suédois à côté de nous, n’entamera pas cette petite pause. Lisbonne c’est une ville où le stress n’est pas palpable, tout simplement car il n’y en a pas.

 

La suite ne se fera pas attendre bien longtemps. La visite se poursuit avec un magasin valant le détour (Conserveira de Lisbo). Toutes sortes de conserves y sont présentes. Sardines, sauces tomates, condiments et j’en passe.  Jetez-y un œil, ça vaut le coup. Puis passage par le quartier Baixa / Chiado, avec large panel de magasins en tout genre.

Il y a bien des chemins que nous pouvons emprunter dans la ville de Lisbonne, mais une visite serait-elle réussie sans avoir goûté la très célèbre liqueur de cerise Ginjinha dans un des nombreux petits bars. Pour nous, se sera Ginjinha Sem Rival. Petit verre à 1 euro, à déguster dans la rue. Le gérant nous a formidablement reçu, sa fibre commerciale n’est plus à démontrer. Le tourisme, il connaît sur le bout des doigts. Les flashs des touristes n’ont plus de secret pour lui. Mais l’alcool souvent, ça creuse…

Une nouvelle cantine typique, pour déguster la fameuse « brandade de morue » portugaise. Nous y croiserons même les étudiants présents dans notre auberge de jeunesse. Pour un moment intime c’est forcément loupé, en revanche il y a de l’ambiance et les prix sont vraiment très bas. Lisbonne pour ça, c’est vraiment top, vous avez une flopée de restaurants qui pratiquent des prix relativement bas. Il suffit tout simplement de s’éloigner de la horde touristique. Mais ça, ce n’est pas que pour Lisbonne …

 

Le Fado : Un Jazz triste

 

La nuit tombe … La question ne se pose même plus. Je veux voir du Fado. Le problème c’est que le meilleur de la ville, Tasca do chico, n’a plus de places pour nous. Le Fado, si vous n’êtes pas au courant c’est un chant portugais. Sorte de Jazz mélancolique, du moins de mon ressenti. Si vous voulez vraiment vous rendre à Tasca de Chico, et ne pas devoir changer vos plans à la dernière minutes … Mangez directement dans le bar, et attendez que le spectacle commence.

La salle est vraiment petite et les habitués s’y rendent avec plaisir. Ne vous découragez pas trop vite et faites comme moi … Regardez à l’intérieur des bars, il y a sûrement du Fado quelque part. Et bah Bingo, dans la même rue nous nous faisons arpenter par une dame qui parle un Français quasi parfait, et en plus est sympathique.

Aucun droit d’entrée (le bar se nomme Mascotte de Atalaia), ne nous est demandé. Une bière, les oreilles sont prêtes. Le Fado, pour moi qui suit habitué à un Jazz bien plus vivant, c’est une mélancolie et un rythme bien plus lent. Je ne pensais pas aimé autant ce genre musical, et pourtant c’est bien le cas. Je fais vite abstraction du couple de Français qui est à ma droite et prononcera cette phrase ridicule et mal venu. « Les Jeunes de 20/30 ans ne peuvent pas comprendre ce qu’est la musique … ».

Cette généralité me fait rire, mais avant tout me dépite. Depuis quand l’âge devrait avoir un impact, sur la sensibilité que nous accorde un genre musical ou une émotion. Le premier chanteur est bon, mais le second nous fait vivre une comedia dell’ arte vraiment savoureuse. Je ne décroche pas une seule seconde, et je donne même à ma Sagres un doux moment de répit. 1h30 plus tard, c’est fini, j’aurais bien continué. Quelques bars plus tard dont un à Meszcal,  il est temps de dire au revoir à la vie nocturne de Lisbonne.

Sac à dos vissé sur les épaules, nous nous rendons à l’aéroport pour une nuit magique. Enfin, le parquet de l’Aéroport nous servira de dortoirs. Pas le plus confortable des matelas, mais ça fera l’affaire pour ce soir. Ce n’est pas permis à tout le monde de pouvoir dormir n’importe où. 6h du matin, il est temps de reprendre l’avion. Par la suite, je me dirais que Lisbonne est sans aucun doute dans mon top 10 des villes. Loin derrière la Nouvelle-Orléans certes, mais j’ai vraiment apprécié ce moment. Entre Gastronomie copieuse, générosité des gens et culture musicale originale.

 

Le Top 5 de Lisbonne :

 1 – Visiter le quartier de Belem (Pasteis de Nata, la tour de Belem …)
2 – Assister à un Fado (Chant Portugais)
3 – Flâner dans le quartier d’Alafama
4 – Sortir dans le quartier de Barrio Alto (prix attractifs)
5 – Visiter le monastère de Saint Vincent

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3 Commentaires

Delemarle Damien

Delemarle Damien

18 mai 2014

UN article complet , ça donne envie d'y aller ! super !

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Jenny - JDroadtrip

Jenny - JDroadtrip

16 mars 2016

Aaaaaah j'envisage un roadtrip au Portugal, même si j'ai déjà été à Lisbonne, vous me donnez envie d'y retourner :D

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Mike

Mike

23 mars 2016

Lisbonne est une de nos villes préférées en Europe. Vraiment top comme ville :)

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