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Sibenik – Krka : La liberté avant tout

 Krka national park

Arrivé à Sibenik, l’auberge est déjà toute trouvée, via une réservation sur hostelworld.com.  Et en plus, vous savez quoi c’est à 2 minutes de la station de bus. Pas trop compliqué, cependant personne n’est présent à la réception. Tant pis, je vais me chercher à bouffer en attendant. Pasta, Banane, le repas du chef. Demain, ce sera sandwich, que du grand luxe quoi.

 

Journée au parc national de Krka

 

Une fois trouvée, au café la demoiselle fort charmante de surcroît (autant joindre l’utile à l’agréable non ?) me montre ma chambre, je n’ai plus qu’à choisir. Une douche plus tard et après voir posé mes affaires, sa mère se montre vraiment très sympathique avec moi, nettoie la cuisine extérieure pour que je puisse me faire à manger. Même si elle ne parle pas un mot anglais, on arrive à se comprendre. Elle et sa fille font vraiment tout pour que je me sente à l’aise. C’est des fois à la limite de l’assistanat …

Mais c’est fait avec tellement de gentillesse et de dévouement que je ne peux omettre une quelconque objection. J’ai mes pâtes qui attendent, bon j’ai été un peu trop gourmand sur les quantités, mais ça se garde. Un bout d’adhésif et on en parle plus. Le repas se passe idéalement et je dois dire que je suis bien rempli, bien comme il faut… Je me rappellerais longtemps de cette cuisine … Rien ne lui ressemble. Je dois faire vite, je n’ai pas beaucoup de temps devant moi, comme d’habitude me direz-vous. Je me lance dans de longues frasques écrites avec conviction, dans mon carnet mais aussi pour mon site. Racontant la bonne journée à Plitvice, j’espère que la suivante sera aussi bonne.

Un réveil un peu plus tardif qu’à mon habitude, mais peu importe. Comme d’habitude, douche, banane et en avant. Le bus est à 9h du matin pour 24 kunas, je m’envole enfin je roule vers Skradin. On me dit que je dois marcher un bon moment, ce n’est pas ce qui me fait le plus peur. Certaines personnes m’ont plutôt conseillé de m’arrêter à Lozovac, mais j’ai un bon feeling avec Skradin. Les locaux me disent de descendre, je ne comprends strictement rien, mais ça ils ne le savent pas … je fais mine de comprendre, comme pour leur rendre la politesse et ne pas les décevoir. Je descends et me dirige vers le centre ville. En réalité je ne fais que suivre les panneaux. 1 km plus loin me voici devant l’entrée (l’entrée pour les automobilistes), j’ai encore de la route.

Le seul problème c’est que je dois faire demi-tour, et oui déjà. Non mon genou n’est pas brisé, pas de problème de santé non plus, pour tout dire je me sens vraiment bien. Sans ticket on ne rentre pas, j’étais naïf, je pensais vraiment que je pourrais prendre le ticket une fois devant l’entrée … mais non, j’avais déjà fais la connerie au Machu Picchu, ça ne m’a pas suffit. En même temps, si vous ne le savez pas, impossible à prévoir.

 

Le parc de Krka m’ouvre ses portes

 

Le demi-tour effectué, je file une nouvelle fois vers cette foutue entrée. Rien à faire, je dois refaire le chemin, mais rien de comparable avec ce fail d’avion que j’ai fait avant de partir. Bref, c’est plus du plaisir, le plaisir de marcher … De faire des conneries, mais qui se réparent. Voilà, je tiens le sésame dans mes mains (30 kunas / 4 euros). A l’entrée, on me sourit pour être revenu … Pas vraiment le choix, j’ai pas payé le bus pour rien à vrai dire. On avance, et je bouffe encore 5 kms, en m’arrêtant pas mal de fois, pour prendre des photos et me fondre dans le lieu. 50 minutes plus tard, me voici arrivé. Je peux déjà voir la forme de ce parc. Je n’ai pas la moindre goûte de flotte, peut être ma plus grosse erreur pour la suite.

 

Le chemin n’a pas été vraiment éprouvant et les environs se font fort rapidement. J’avais entendu qu’il y avait un bus à 17h, mais c’est beaucoup trop tard. Il est 12h30 et j’ai déjà fini. Je ne peux pas dire que le parc de Krka fut une mauvaise expérience, mais il ne mérite pas qu’on s’y arrête plus d’une demi journée. Peut être pour se reposer, mais je préfère voir autre chose. D’autre part, j’ai 3 choix qui s’offrent à moi. Soit je reviens avant 17h45 pour prendre le bus qui ira à Zadar, de Zadar je prends le bus de 00h20 pour Dubrovnik, soit je vais à Dubrovnik avec le bus de 15h10 (qui me semble hors d’atteinte), soit j’attends 4h du matin à Sibenik (option qui me plait le moins …) pour être à Dubrovnik à 10h du matin … Bref j’espère être de retour le plus vite possible.

Je sors direction Lozovac pour trouver une solution au plus vite. Krka c’était cool mais je dois passer à quelque chose d’autre. On me dit qu’il y a un chemin non loin de là et que j’aurais toutes les infos possible et imaginable. J’emprunte donc ce fameux chemin, spécialement conçu pour les randonneurs. Honnêtement sans eau, ce n’est pas une parti de plaisir loin de là. Mais le plaisir est ailleurs, le plaisir est dans la souffrance physique et la liberté, ça monte mais c’est tellement le pied, peu peuvent le comprendre. C’est un sentiment tellement jouissif.

 

L’auto stop : Une première !

 

Je m’arrête une ou deux fois, m’allonge, les sacs commencent à peser. A l’arrivée, je souffle un bon coup et c’est reparti. J’ai beaucoup aimé ce chemin, tout ça pour ne pas prendre de bus avant 17h. On me dit qu’il y a un  bus d’école qui arrive à 13h … Je m’allonge dans l’herbe, m’assoupi, et bien sûr je vois ce bus passer devant mon nez. Mon temps de réaction était tellement horrible, que je n’ai même pas pu lever la main. Je demande encore une fois d’autres solutions. Il faut encore marcher 4km … Une station de bus est encore présente. Demande auprès du supermarché, cela semble être le seul du coin, il est 13H20. Dubrovnik ça semble mort, même si je garde une once d’espoir. Une bouteille d’eau à la main … Il n’y a pas d’autres bus avant 17h, j’ai fais toute cette route pour rien.

Dernière solution et pas des moindres. J’ai un bout de carton qui traîne dans mon sac Millet et un marqueur. Voilà, je note Sibenik en espérant que quelqu’un me prenne … J’ai peu d’espoir vu le peu de voitures qui passe. C’est la dernière solution, car même si les 12 kms ne me rebutent pas … C’est dangereux, pas mal de tunnel, aucune place pour les piétons … Bref, je ne peux pas choisir cette solution. 13h45 toujours rien, je commence à ne plus y croire.

L’espoir me fait survivre, je ne veux pas retourner à la station de bus, je marche encore et toujours … Seul contre le temps. D’un seul coup, comme le graal que j’attends depuis fort longtemps on s’arrête, je dis Sibenik ? Oui montes. AWESOMMMEEEEE !!! Il s’appelle Grosdan et me conduit directement à Sibenik … Elle est pas belle la vie. J’ai lavé l’affront que m’avait donné le stop en Argentine … En même temps on était plutôt mal organisé … Sans carton, rien, pas de conviction. Grosdan parle très mal anglais, mais je vais pas lui en vouloir .. Je viens d’économiser 24 kunas, et en plus je suis à l’heure pour prendre le bus qui va directement à Dubrovnik. 22 kms de marche, 12 kms de bus et enfin 12 en voiture. C’est ce qu’on appelle partager la tâche. J’arriverais à 22h, il est l’heure pour moi de dormir et de conserver quelques forces. Cette journée fut révélatrice et annonce de belles surprises pour la suite. 19h … Les flics débarquent.

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2 Commentaires

Grain de Blé

Grain de Blé

27 février 2014

alors le parc "du bas" de Krka oui une demie journée suffit même en pleine saison touristique avec la foule (et le prix doublé) mais ... Krka c'est plus que cela : le "ticket" donne accès à toute la vallée du fleuve et aux autres villages plus en amont et ce fut aussi une belle découverte toute cette vallée (mais heureusement pour nous nous avions une voiture...)

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Mike

Mike

28 février 2014

Il y'avais les iles pas loin effectivement. Y aller en base saison comporte beaucoup d'avantages. Je reste super heureux d'avoir fait cette journée, surtout avec le stop, et la longue marche qui m'ont fait prendre mon pied :)

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